Espèces Sauvages 2005 - situation générale des espèces au Canada

© Parcs Canada/J. Pleau, 2002. Upper Salmon Rivière, Parc national du Canada Fundy, Nouveau-Brunswick.

© Parcs Canada/J. Pleau, 2002. Upper Salmon Rivière, Parc national du Canada Fundy, Nouveau-Brunswick.

Section 1: Contexte

 Introduction
Pourquoi un rapport sur la situation générale des espèces au Canada?
Organisation du présent rapport
Fonction du présent rapport
Résumé des Espèces sauvages 2000
Changements apportés aux Espèces sauvages 2005
Diversité des espèces en contexte
Sources de données et méthodologie
Encadré 1 - Catégories de situation générale
Encadré 2 - Critères sur lesquels reposent les évaluations de la situation générale
Encadré 3 - Profil des classifications régionales de la situation générale
Résultats et interprétation
Références

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Introduction

Le Canada abrite plus de 70 000 espèces sauvages1, y compris les oiseaux, les poissons, les plantes vasculaires, les papillons, les libellules, les abeilles, les vers, les mousses et les champignons. Les Canadiennes et les Canadiens accordent énormément de valeur à ces espèces et à d'autres aspects de la nature. Ils reconnaissent que les espèces sauvages fournissent quantité de ressources, comme des aliments, des médicaments et des matériaux, ainsi que des services que nous tenons souvent pour acquis : elles nettoient l'air et l'eau, régularisent le climat, produisent et protègent les sols, pollinisent des cultures et luttent contre les ravageurs. En outre, les Canadiennes et les Canadiens sont fiers et tirent profit d'une renommée internationale des paysages vierges où la faune abonde. Mais, peut être par dessus tout, ils attachent de l'importance à la splendeur esthétique et à la nourriture spirituelle qu'offre encore l'éventail incroyable d'espèces sauvages qui habitent le pays. Pour toutes ces raisons, nous reconnaissons une responsabilité à l'égard des générations futures canadiennes et du reste du monde à conserver le patrimoine naturel du pays en empêchant que des espèces disparaissent par suite des activités anthropiques.

Afin de prévenir la disparition d'espèces, il importe d'abord de savoir quelles espèces sont présentes au pays, où elles se trouvent et ce qu'elles font. La série Les espèces sauvages vise à fournir cet aperçu. Dans Les espèces sauvages 2005 : Situation générale des espèces au Canada, nous présentons les résultats des évaluations de la situation générale de 7 732 espèces, y compris tous les vertébrés du Canada, toutes les plantes vasculaires du pays et quatre groupes d'invertébrés. Les évaluations de la situation générale intègrent les meilleurs renseignements possibles afin de donner un aperçu de la situation de chaque espèce : taille et répartition des populations, menaces envers celles ci et tendances relatives à ces facteurs. Elles servent à catégoriser les espèces en classifications générales : certaines espèces ne sont pas en péril, d'autres montrent les premiers signes de difficulté et doivent être surveillées ou gérées, et d'autres encore doivent faire l'objet d'une évaluation détaillée de la situation. Elles permettent en outre de mettre en lumière des lacunes en matière de renseignements; relativement à certaines espèces, il est possible que les données soient insuffisantes pour évaluer si elles sont en sécurité ou si elles sont préoccupantes. Chaque espèce reçoit une classification de la situation générale pour chaque province, territoire ou région océanique où elle est présente, ainsi qu'une classification de la situation générale au Canada (« classification nationale »), qui reflète la situation de l'espèce dans son ensemble au pays (figure 1 iii).

Puisque les classifications sont produites pour de nombreuses espèces de toutes les régions, il est possible d'observer les tendances à la baisse ou les menaces qui pèsent sur des séries d'espèces; il s'agit là de l'une des forces de cette méthode. De plus, les classifications de la situation générale sont revues et mises à jour de façon périodique, ce qui permet aux Canadiennes et aux Canadiens de suivre des tendances diachroniques d'amélioration ou de déclin et de savoir pour quelles espèces la situation est stable ou s'améliore, et quelles espèces font face à un déclin ou à de nouvelles menaces. De telles tendances donnent une bonne idée de la nature et de la magnitude d'un problème, mais elles peuvent également indiquer des pratiques améliorées en matière de conservation.

Dans le présent rapport, nous présentons les évaluations de la situation générale de 10 groupes d'espèces : plantes vasculaires, moules d'eau douce, écrevisses, odonates, cicindèles, poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. Six groupes (plantes vasculaires, moules d'eau douce, écrevisses, cicindèles, odonates et poissons marins) sont évalués pour la première fois. Pour ces groupes, Les espèces sauvages 2005 constitue la base commune complète de l'examen de la situation générale des espèces dans toute leur aire de répartition au Canada et une base solide pour comparer les changements futurs dans la répartition et l'abondance des espèces. En outre, les classifications de six groupes (fougères et orchidées, poissons d'eau douce, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères) évalués dans le cadre des Espèces sauvages 2000 ont été mises à jour.

L'évaluation de cette variété d'espèces de toutes les régions du pays représente une tâche considérable, car le nombre d'espèces est grand et le territoire est vaste. Plus de 70 000 espèces connues vivent au Canada; elles sont réparties sur toute l'étendue du territoire : 10 millions de kilomètres carrés de terre et d'eau douce, près de 6 millions de kilomètres carrés d'océan et 202 080 kilomètres de rivages, soit la côte la plus longue au monde. En outre, dans cette immense région, la répartition des espèces est influencée par la profusion stupéfiante de reliefs, de types de sols et d'habitats qui se trouvent à l'intérieur de nos frontières, notamment la forêt boréale, la toundra, la taïga, les tourbières ombrotrophes, les forêts ombrophiles tempérées, les prairies, les marais et les prés alpins, la côte de l'Atlantique et l'océan Arctique.

L'évaluation de la situation générale des espèces canadiennes est peut-être très difficile, mais ce processus est indispensable. Notre économie fondée sur les ressources et notre niveau de vie élevé ont des répercussions sur la nature : nous défrichons, agrandissons nos villes, extrayons les ressources, produisons des déchets et introduisons des espèces exotiques. En modifiant la nature à notre profit, nous devons veiller à ne pas mettre en péril les espèces dont nous célébrons l'existence et dont nous dépendons. La série Les espèces sauvages est un outil pour toutes les Canadiennes et tous les Canadiens, un guide qui indique les espèces pour lesquelles davantage de renseignements sont nécessaires, une méthode de suivi diachronique de la situation des espèces au pays, un outil efficace pour améliorer la conservation et un témoignage de la volonté des Canadiennes et des Canadiens de collaborer à la protection des espèces sauvages.



1Le mot « espèce » désigne généralement les populations d'organismes qui ne s'accouplent pas avec d'autres populations, même si elles occupent un même territoire au même moment

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