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Dans ce premier rapport sur la situation générale des espèces au Canada, la notion
d’espèce fait référence aux populations d’organismes qui ne s’accouplent pas avec
d’autres populations même lorsqu’elles occupent un même territoire au même
moment. L’espèce est l’unité de classement biologique la plus courante et la plus
facilement reconnaissable qui soit utilisée en conservation, mais elle n’est pas la
seule. Par exemple, lorsque des populations de la même espèce sont séparées les
unes des autres, elles peuvent devenir génétiquement distinctes et former ainsi des
sous-espèces pouvant avoir l’air différentes et se comporter différemment, ce qui
justifie leur prise en considération séparée. De même, les espèces récoltées sont
quelquefois divisées en « stocks », soit des populations distinctes qui peuvent
nécessiter différentes approches de gestion parce que des pressions écologiques
différentes s’exercent sur elles. Bien que ces divisions sous le niveau de l’espèce
puissent avoir des avantages, il y a plus souvent des désaccords relativement aux
limites précises et à l’importance biologique des différences observées à cette
échelle plus petite. En outre, relativement peu d’espèces ont été examinées d’assez
près pour faire une distinction entre les sous-espèces admissibles ou les stocks.
Ainsi, seules les espèces ont en général été classifiées quant à leur situation
générale, plutôt que les sous-espèces admissibles ou les stocks. Cependant, dans
certains cas, la province, le territoire ou l’organisme fédéral qui est le principal
responsable d’une espèce a de l’information supplémentaire sur des sous-espèces
ou des populations particulières. Lorsqu’une information supplémentaire de ce
genre est disponible (surtout pour les oiseaux), elle accompagne la classification de
la situation générale dans le tableau des données disponible sur le cédérom et sur
le site Web à www.especessauvages.ca.. Pour obtenir plus de renseignements sur la
situation générale des espèces d’une province ou d’un territoire en particulier, ou
sur la situation générale d’un groupe d’espèces particulier (p. ex. les oiseaux, les
mammifères marins, les poissons), veuillez consulter la liste des personnes-ressources
à la fin du présent rapport.
Bien que l’unité biologique utilisée soit axée sur une seule échelle (l’espèce),
deux échelles ont été utilisées pour les unités géographiques. Toutes les
provinces et tous les territoires ont affecté aux espèces une classification de
situation générale et, dans la plupart des cas, les espèces ont également été
évaluées quant à leur situation générale. Il y a deux exceptions importantes.
Tout d’abord, la province de Terre-Neuve et Labrador a classifié séparément la
situation générale des espèces qui se trouvent sur l’Île de Terre-Neuve et celles
qui se trouvent au Labrador. Ces deux régions diffèrent grandement l’une de
l’autre, en ce qui a trait au climat et aux sols, et donc quant aux habitats, aux
espèces sauvages et à leur répartition. En outre, les espèces se déplacent peu entre
les deux régions. Compte-tenu de ces différences, la province a dû considérer et gérer séparément les ressources fauniques de l’Île et du continent. La deuxième
exception concerne les espèces marines (dans le présent rapport, les mammifères
marins et les tortues marines). Ces espèces sont étudiées par région océanique,
démontrant que dans beaucoup de cas il est plus difficile d’associer ces espèces
(p. ex. les baleines) à une province ou à un territoire donné. La figure I-ii
présente une carte de toutes les régions auxquelles les classifications relatives
à la situation générale sont associées.
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